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Louis Castel ?
Mon parcours
AVIGNON, FR

1. Explorer
Après mon bac STI2D « Architecture & Construction », je décide de partir en Australie dans l’objectif de voyager et d’apprendre l’anglais. Comme tout bon backpacker, j’en profite pour travailler dans des cafés et des fermes agricoles. J’y suis resté au total huit mois, car je dois rentrer pour intégrer la faculté de géographie de Montpellier à laquelle je m’étais inscrite.
En géographie, je découvre également l’urbanisme, une discipline qui me plaît énormément. Enfin surtout une partie… la création de cartes. Durant ces années, projet après projet, je développe mes compétences en graphisme pour réaliser des coupes urbaines, des zonages, des cartes de situation, etc. Je décide alors de poursuivre en master Géomatique et Urbanisme. La géomatique étant l’un des éléments clés pour construire de belles cartes avec une vraie valeur ajoutée, cela me semblait, être la suite logique. Et là, douche froide…




Je me retrouve à faire essentiellement du juridique et à déléguer ce qui me plaît le plus à des architectes ou des paysagistes. Après mûre réflexion, je prends la décision de ne pas poursuivre en deuxième année afin de créer une entreprise avec une autre étudiante, qui vendrait des carte géographiques décoratives.
2. Créer
Pour construire ces cartes, j’avais besoin de mes compétences en géomatique sur QGIS pour récupérer tous les éléments cartographiques, mais aussi de mes compétences en graphisme pour leur donner le design et le style unique que j’avais en tête. Au total, en un an, nous avons développé 650 cartes, toutes traitées manuellement une par une (quand je repense à ce travail laborieux, je me dis que les IA auraient dû arriver un peu plus tôt). Si vous souhaitez en savoir plus sur cette aventure entrepreneuriale, j’y consacre une étude de cas complète.
Après un an de travail, nos cartes étaient prêtes. Il ne nous manquait plus qu’un site e-commerce pour commencer à vendre. Nous avions confié sa réalisation à une agence spécialisée. Quelques mois plus tard, l’agence faisait faillite et le site ne serait jamais livré.




Pour la première fois, je me retrouvais bloqué par un problème que je n’étais pas capable de résoudre moi-même. Face aux difficultés financières qui commençaient à s’accumuler, je prends rendez-vous avec la Mission Locale dans l’espoir de trouver un financement. J’y trouve une personne à l’écoute, qui m’explique qu’il n’existe pas de financement adapté à ma situation. En revanche, elle me parle d’une formation permettant de créer son propre site web. Je rentre chez moi, je consulte le programme et quelque chose retient immédiatement mon attention. Graphisme, développement web, création de sites internet… bref, étonnamment, ça me parle. Et même beaucoup. À ce moment-là, je ne cherche pas à devenir développeur. Je cherche simplement à comprendre comment construire moi-même les outils dont mon entreprise a besoin.
3. Découvrir le développement
J’intègre donc la formation Titre Professionnel Web Designer du GRETA Vaucluse, à Carpentras. Cette formation me donne également beaucoup de temps pour apprendre en autodidacte tout ce dont j’ai besoin. L’année se termine et j’obtiens mon diplôme. Entre-temps, nous avons mis l’entreprise en sommeil dans l’espoir de la reprendre plus tard.
Conscient que cette formation ne m’apportait pas encore toutes les compétences nécessaires (du moins sur le papier) pour devenir développeur web, je décide de poursuivre mon apprentissage en intégrant la formation Développeur Intégrateur en Réalisations Web de la 3W Academy. Cette formation est pour moi l’opportunité d’apprendre à la fois le backend et le frontend avec PHP, JavaScript (vanille et React.js), Node.js, Express.js et MongoDB. En parallèle, je suis plusieurs formations Dyma pour compléter mon apprentissage, notamment sur Node.js.
Comme projet de fin d’année à présenter au jury, je décide de recoder la plateforme Airbnb (rien que ça). Étant particulièrement sensible au design, Airbnb représentait pour moi une référence en matière d’ergonomie, d’UI et bien sûr d’UX. Comme souvent, j’ai choisi un projet probablement trop ambitieux… Je n’ai évidemment pas la prétention de dire que j’ai recréé Airbnb, mais une bonne partie de la logique métier en version simplifiée ainsi que les différentes vues du site ont été développées. Le jury a été agréablement surpris par mes explications, ma présentation et les choix techniques réalisés. J’obtiens mon diplôme.

4. Construire des produits
Pendant cette année de formation, j’intègre également l’entreprise Opace pour développer leur CRM en PHP, créer des sites WordPress et développer des applications satellites sur la stack MERN. À la fin de cette alternance, je suis à l’aise avec les technologies du web moderne et capable de créer des applications et des sites web de bout en bout. L’entreprise me propose alors un CDI que j’accepte volontiers.
Quelques mois plus tard, l’entreprise Glanum me contacte pour un poste de développeur web davantage orienté vers la partie créative (animations, GSAP, CSS). L’offre me correspond parfaitement. J’avais aussi besoin de me retrouver au cœur du sujet, entouré de développeurs avec qui échanger autour de cette passion commune. J’intègre donc Glanum en juin 2022, placé juste à côté de mon lead développeur, qui a pris son rôle de mentor très au sérieux en répétant à longueur de journée : « Mais non Louis… » à chaque ligne de code que j’écrivais. Malgré tout, ce qu’il m’a appris n’était pas seulement du code, mais surtout une manière de réfléchir. Même sur des technologies qu’il ne connaissait pas, lorsqu’un problème se présentait, il savait où chercher. Au final, tous les langages ne sont qu’un moyen d’arriver à un objectif commun.
Il est vrai que j’avais encore énormément à apprendre. Quel métier de dingue !


Les années passent, je progresse et j’intègre des équipes travaillant sur des clients grands comptes (Hermès, Colas, EPSA, Grand Delta Habitat, Institut Pasteur, Royal Canin, etc.). Je me spécialise progressivement sur React.js et plus particulièrement Next.js pour répondre aux besoins de l’agence. J’interviens également sur des projets backend en Laravel et Node.js afin d’aider les différentes équipes. J’ai particulièrement apprécié les projets Hermès, car ils combinaient exactement ce qui me plaît dans le développement : une forte exigence visuelle, des animations complexes et des contraintes techniques inhabituelles.
En décembre 2025, l’entreprise ferme ses portes. Je ne vais pas entrer dans les détails, mais le contexte économique a considérablement refroidi les investissements de nos clients grands comptes dans de nouveaux projets.
Début 2026, je continue à travailler pour certains anciens clients, notamment l’Institut Pasteur, sur des applications Next.js et Python, tout en découvrant davantage les sujets DevOps. En parallèle, je continue à me former sur les sujets qui m’intéressent : IA, Kubernetes, AWS, architecture logicielle, etc. J’ai également plein d’idées de projets qu’il va falloir que je sorte du placard un jour. Avec le recul, je me rends compte que mon parcours n’est pas si incohérent qu’il n’y paraît. Que ce soit en urbanisme, en cartographie ou aujourd’hui dans le développement web, j’ai toujours aimé imaginer, concevoir et construire des choses utiles. Ma motivation aujourd’hui est de participer au développement de produits qui ont du sens et apportent une vraie valeur ajoutée.

J’aime travailler sur des projets qui me laissent suffisamment de liberté pour m’exprimer sur le front-end tout en restant techniquement exigeants sur le back-end. D’ailleurs, je n’ai pas vraiment de préférence entre le front-end et le back-end. Les deux me plaisent et sont tellement complémentaires qu’il me serait difficile de choisir.
Voilà où j'en suis aujourd'hui. Merci d'avoir pris le temps de parcourir mon histoire.
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